L'allaitement des veaux est une astreinte exigeante en travail et surveillance. C'est pourquoi, les éleveurs recherchent des pratiques simplifiées tout en préservant les mêmes niveaux de croissance et de santé.
Des techniques éprouvées en stations expérimentales du Grand Ouest sont aujourd'hui disponibles pour répondre concrètement aux besoins : réduire le temps de travail ou simplifier la gestion de l'atelier.
La technique des 6 repas par semaine est intéressante pour commercialiser plus de lait ou si le prix de la poudre de lait est élevé. Ainsi, dès 15 jours, un seul repas est distribué 6 jours sur 7, et les objectifs de croissance sont atteints au sevrage à 8 semaines (quand les veaux consomment plus de 2 kg de concentrés), tandis que l'on peut économiser 130 L de lait, le temps nécessaire pour assurer 50 repas. Mais, attention, cela n'enlève pas l'intérêt de surveiller les veaux deux fois par jour !
La distribution de lait fermenté permet des croissances identiques et une réduction de moitié du temps de travail vis à vis des 14 repas classiques par semaine (et réduction des diarrhées au passage). Attention cependant d'utiliser les clés de réussite : une bonne préparation du mélange avec ferments pour assurer la prédigestion du lait, utiliser un bac avec une tétine adaptée par veau, et des lots d'animaux relativement homogènes (aux écarts d'âge inférieurs à 3 semaines pour éviter une compétition à la tétine)
De son côté, le plan d'allaitement constant ne réduit pas forcément le temps de travail, mais il facilite le remplacement par simplification du régime : 3 litres de lait quel que soit l'âge du veau. Les expérimentations menées à la station de Mauron (56) ont montré des croissances équivalentes au régime classique, au bout de 8 semaines, si ce n'est que les veaux consomment un peu plus rapidement les concentrés mis à disposition en complément du foin et de l'eau.
Pour en savoir plus ...
Les pratiques d’allaitement simplifié des génisses laitières
(Fermes expérimentales des Pays de Loire)